Préparer et entretenir mon potager d’hiver

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Le retour de la grisaille, du vent, du gel, de la pluie et c’en est fini des tomates, courgettes et autres aubergines que l’on a dégustées tout l’été ! Qu’importe, place aux choux et aux légumes-racines que l’on intégrera dans de bons petits plats réconfortants.

Car loin de n’être qu’un simple terrain nu au cours des périodes les plus froides de l’année, le potager continue de s’entretenir durant les mois creux et pourrait même réserver encore quelques jolies surprises. Le point sur les bons gestes à adopter pour un potager d’hiver au meilleur de sa forme !

Quelles récoltes dans mon potager d’hiver ?

À l’approche des mois les plus froids, un potager bien entretenu pourra encore abriter de nombreux occupants à feuilles, choux, épinards, poireaux d’hiver que l’on avait semés en fin de printemps et que l’on récoltera sans attendre avant qu’ils ne s’abîment.

C’est aussi la pleine saison des salades qui souffrent généralement des grosses chaleur et qui peuvent résister à des températures allant parfois jusqu’à -6 degrés. On les cueillera progressivement au fur et à mesure des besoins, car elles se détériorent très vite !

Comptez aussi sur les légumes-racines tels que les betteraves, les navets, les carottes, les panais que l’on récoltera environ 3 mois après le semis et qui nécessitent tous une terre plutôt chaude pour pousser tranquillement. Prévoyez des plantations à la fin de l’été ou au tout début de l’automne, lorsque les rayons du soleil sont encore bien chauds.

Et côté fruits, bonjour pommes, poires et kakis qui, fait plutôt rare pour ces derniers, deviennent encore meilleurs après les premières gelées !

On veillera bien sûr à arracher les légumes abîmés en permanence afin d’éviter la prolifération des maladies.

Que planter dans mon potager d’hiver ?

Pour de jolies récoltes à l’arrivée du printemps, on prépare ses semis dès l’approche de l’hiver, tant que le gel n’a pas encore pointé le bout de son nez. Si l’été a été chaud, le terreau n’aura pas encore totalement refroidi en automne ce qui facilitera le développement de vos plantations.

Et puisque l’on privilégiera ici des variétés résistantes au froid, on fait la part belle aux salsifis, aux brocolis et choux fleurs de printemps, aux carottes rondes ou encore aux pois, très sensibles aux températures élevées.

On pensera aussi à l’échalote grise, à l’ail, à l’oignon blanc que l’on placera sous serre tandis que les radis noirs et les poireaux perpétuels pourront peut-être, avec un peu de chance, être consommables dès Noël !

Dans les régions où l’hiver est doux, il sera également possible d’envisager la culture des fruits rouges et noirs capables de résister jusqu’à -20 degrés à condition d’être enterrés profondément.

Et pour accompagner tout ce petit monde, on n’oublie pas les plantes aromatiques, ciboule, estragon, persil, cerfeuil, thym, origan. La sauge et le romarin, plus frileux, devront quant à eux patienter jusqu’au printemps.

Comment protéger mon potager d’hiver du gel ?

Bon nombre de plantes arrivées à maturité présentent une résistance faible aux gels de l’hiver aussi, lorsque les températures dégringolent, il est urgent de préserver ses cultures !

Dans un premier temps, on pensera à couvrir le sol nu de paille, de compost ou de débris végétaux en évitant soigneusement le fumier qui a lui aussi tendance à geler. Les plants déjà installés tels que les salades et les carottes trouveront refuge sous un voile d’hivernage fermement maintenu par des briques ou des pierres, à l’intérieur duquel la température sera 3 à 4 degrés supérieure par rapport à la fraîcheur environnante. Une couverture, un vêtement ou un drap bien tendu pourra éventuellement faire l’affaire.

On retirera le tout en janvier ou en février, lorsque les températures seront redevenues plus clémentes.

Pour d’autres légumes tels que les pommes de terre, les artichauts, les haricots ou les asperges, on pensera aussi à la technique du buttage par laquelle le jardinier ramène autour du pied d’une plante un peu de terre protectrice. On associera d’ailleurs buttage et paillage dans les cas les plus extrêmes, pour une protection optimale.

La technique du buttage est d’ailleurs à recycler pour le blanchiment de certains légumes tels que les asperges. Leurs qualités gustatives en sont ainsi décuplées !

Soigner le sol de mon potager

Pour les zones du potager non occupées, les saisons froides sont l’occasion d’effacer les traces des précédentes cultures et de préparer la terre pour un repos bien mérité. Alors on griffe, on désherbe, on remue et on fait place nette pour les plantations des mois à venir !

On effectuera ensuite un décompactage en profondeur, si possible avant que l’hiver ne se soit installé afin d’ameublir le sol rendu dur par les précédentes cultures avant de nourrir la terre par une bonne dose de compost. Comptez en moyenne 2 à 3 kilos par mètre carré de potager, quitte à y revenir au printemps pour les plants plus gourmands que sont les courges par exemple.

Le compost ainsi déposé contribuera à nourrir les êtres vivants habitant la terre de manière à entretenir la fertilité du sol tout en douceur.

Cette année, j’ose le potager d’hiver !

Finalement, une terre correctement nourrie par les engrais et les végétaux sera en mesure d’être cultivée à chaque période de l’année, à condition de choisir les bonnes variétés au bon moment.

Alors on réfléchit, on tente et on tient compte de ses erreurs passées lors de l’élaboration de son potager d’hiver de l’année suivante ! Contraignante pour certains, la mise en place d’un véritable plan s’avère bien souvent indispensable, dans les premiers temps du moins.

Et pour égayer un carré de terre rendu parfois triste par la grisaille et les jours raccourcis, on mise sur des bulbes de tulipes ou des narcisses qui fleuriront au printemps pour apporter de la couleur à l’ensemble. De quoi donner envie de planter au plus vite les futurs ingrédients de ses soupes et ragoûts d’hiver. Tous à vos graines !

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